2013-03-13T11:47:56Z
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1996
Les romancières maghrébines d'expression française essaient souvent de faire résonner dans leurs oeuvres la voix interdite de toutes les femmes musulmanes, de reconstruire une identité mise en question. Cette entreprise est d'autant plus difficile que l'écriture reste encore une activité éminemment masculine (comme toutes celles qui ont une projection publique) dans le monde arabe. Les difficultés qu'a tout écrivain francophone à faire publier ses textes au Maghreb sont ainsi redoublées s'il s'agit d'une écrivaine. Celles-ci, plus durement jugées par la critique (ou, sinon, suivant d'autres paramètres que ceux appliqués aux hommes écrivains, car on est plus enclin à rapporter le contenu des oeuvres à la biographie de leurs auteurs quand ceux-ci sont des femmes), doivent "faire ses preuves langagières", tel que l'exprime S. Rezzoug1. De cette façon, la femme qui écrit "renchérit souvent sur les principes de correction et de beau langage, et désireuse d'éviter la condamnation d'amoralisme, ou reproche plus grave, de narcissisme, use pour se dire d'une série de travestissements"...
Capítulo o parte de libro
Versión publicada
Francés
Universidad de Murcia, Servicio de Publicaciones
Reproducció del document publicat a: http://dialnet.unirioja.es/servlet/articulo?codigo=3203953
Aproximaciones diversas al texto literario: [V Coloquio celebrado en la Universidad de Murcia del 20 al 22 de marzo de 1996], 1996, ISBN 84-7684-767-X / p. 215-222.
(c) Universidad de Murcia, Servicio de Publicaciones, 1996