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2025-10-15
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Les inondations survenues le 29 octobre 2024 au sud de Valence (Espagne) ont entraîné un lourd bilan humain (229 personnes décédées) et matériel (22 milliards d’euros de dégâts). Les intensités des pluies ont entraîné des réactions hydrologiques brutales et violentes. Mais de nombreux acteurs ont toutefois remis en cause l’arrivée tardive de l’alerte à la population : la première alerte a été diffusée sur les téléphones portables à 20h11, alors que les inondations avaient débuté depuis plusieurs heures. Afin de comprendre les raisons du retard de l’alerte, cet article propose de replacer la chronologie des faits établis à partir de différentes données : les horaires des vigilances météorologiques, les intensités des pluies, les débits mesurés à certaines stations et les appels vers les centres de secours. La manière dont le dispositif ES-Alert a été considéré et le contenu des messages d’alerte ont aussi été étudiés. Les résultats confirment que l’alerte aurait dû être activée plus tôt afin de réduire le nombre de victimes. Ce retour d’expérience est par ailleurs riche d’enseignements sur le plan opérationnel (pour éviter d’alerter tardivement face à de futures inondations) et sur le volet scientifique (pour réfléchir à des stratégies d’alerte plus adaptées à la dynamique spatio-temporelle des inondations).
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Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
Reproducció del document publicat a: https://doi.org/10.4000/14zbe
EchoGéo, 2025, p. 1-27
https://doi.org/10.4000/14zbe
cc-by-nc-nd (c) Douvinet et al., 2025
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/